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Comment faire pour se Libérer du Passé et de ses Blocages dans le Présent ?

par | Oct 10, 2018 | Uncategorized | 2 commentaires

Une petite définition pour commencer : on peut définir le passé comme cette mémoire intime constituée de ses souvenirs.

Mais qu’il s’agisse d’un deuil , d’une rupture amoureuse , d’un échec professionnel , d’une enfance douloureuse ou d’une trahison amicale , des souvenirs douloureux peuvent nous hanter ,  entraver notre présent , pire nous empêcher d’être nous-même.

Finalement , que veut-on dire par  « Se libérer du Passé  » , et surtout dans quel but ?

Quelles sont les étapes à suivre pour arriver à mieux vivre dans le moment présent?

Comment faire la paix avec un passé traumatisant ?

Comment faire pour que le passé vivifie notre présent sans le scléroser ?

Tout autant de questions auxquelles je vais répondre , tout en tenant à préciser un détail important :

Je n’ai pas envie d’oublier mes souvenirs heureux , mes voyages , mes moments de bonheurs ou mes réussites , bien au contraire , ils me nourrissent au quotidien .

Donc , quand on évoque la notion de « Se libérer du passé  » , on parle de se libérer des souvenirs qui entravent dans ces souvenirs.

Vous voyez ce que je veux dire ?

J’évoque cette charge émotionnelle forte et surtout négative dans le souvenir lointain qui empêche dans le présent de profiter pleinement .

Il suffit parfois d’un simple élément déclencheur du passé , comme par exemple , un parent , un ex-amoureux  , un lieu , une peur , un mot , une couleur , une odeur …. tout ce qui peut resurgir à tous moments et gâcher notre présent.

Tout d’abord , si vous lisez cet article , il y a fort à parier que vous avez  l’impression d’être prisonnier de votre passé , de porter son poids dans le présent , cette lourdeur mentale de votre mémoire qui se déclenche à n’importe quel moment , qui  engendrera , parfois sans même le savoir, des pleurs , de la colère , de la honte , de la haine , des angoisses , de la culpabilité , de ne pas être à sa place …

Je sais , c’est horrible.

Car vous pouvez annuler un moment agréable entre amis , en famille ou un rendez-vous de peur de ne pas pouvoir gérer une situation , une situation passée qui se manifeste dans l’ici et maintenant .

En réalité , notre mémoire fonctionne beaucoup avec nos émotions . Le rôle de la mémoire , et ne vous y trompez pas , est bienveillant malgré les apparences .

La mémoire est notre allié , « un vieux pote » en aucun cas un ennemi insidieux ou un traître perfide .

Et oui , c’est belle et bien une réalité. Alors comment être heureux dans le présent avec des traumatismes passés pesants ? 

Comment se sentir libérer et léger de ce passé parfois ingérable mentalement ?

Imaginez un large terrain sur lequel ont poussé de nombreuses plantes .

Certaines sont jugées bonnes , d’autres mauvaises .

Ce terrain symbolise une personne , chaque plante représentant les éléments de sa vie dont elle a conscience et que l’on peut nommer joies , ennuis , plaisirs , aversions , contrariétés , succès , maladies , satisfactions , tristesse , mal-être etc .

Cette personne voudrait bien n’avoir dans son jardin que de jolies plantes agréables à regarder .

Mais il faut pour cela retirer les mauvaises herbes .

Certaines de ces mauvaises herbes ont des petites racines , d’autres ont des racines très profondes qui repousseront si on les laisse en terre .

La partie apparente de chaque plante est la partie consciente d’un comportement.

J’emploie le mot comportement ici au sens large du terme . Toutes nos façons d’être sont des comportements .

Ainsi nous passons d’un comportement physiologique ( normal ) à un comportement pathologique lorsque nous tombons malades .

Mais de même qu’une plante n’est vivante que si elle a des racines , un comportement ne peut exister que s’il est alimenté par le passé .

Ainsi lorsqu’un comportement physique ou psychologique nous dérange , les causes se trouvent dans le passé , proche ou lointain .

Et bien souvent on croit souvent en connaître les raisons mais une souffrance est toujours la manifestation d’un aspect qui reste dans l’ombre , qui n’est pas conscient .

 

1 ère étape : ON NE PEUT PAS EFFACER NOTRE PASSE .

 

La première idée va être de réaliser qu’il ne s’agit pas d’effacer notre passé mais plutôt de le revisiter .

Autrement dit , pouvoir arriver à le voir sous un autre angle , sous une autre perspective .

La libération viendra davantage de cette option plutôt que d’un effacement magique .

Comprenez qu’en un claquement de doigt , on ne peut pas effacer notre passé, nos expériences ou nos souvenirs.

Donc il s’agit réellement d’apprendre à vivre avec son passé et non pas de le supprimer .

Sans notre passé , on ne serait rien , il est notre ADN , il nous a façonné.

On a tous empilé une somme d’expérience ainsi qu’une multitude de souvenirs , et on est aussi constitué de nos racines et de nos origines , au final  , le passé constitue notre identité.

J’adore cette expression : « On ne peut pas être en règle au présent , si on est pas en règle au passé  » .

Le message tacite de cet adage est parfaitement clair , tu ne peux pas être totalement heureux aujourd’hui si ton passé te rattrape , si la vie te met des événements , des personnes ou des situations qui déclenchent un souvenir négatif ou un traumatisme douloureux sur lequel tu n’as pas travaillé , ou que tu n’as pas fini d’achever .

C’est un peu comme un abcès en nous qui est encore enkysté , qui continue à nous faire mal sans qu’on s’en rende compte. Il va falloir le ré-opérer pour que cela puisse s’écouler afin qu’il se métabolise différemment , pour qu’il soit assimilé à l’intérieur de soi de manière différente .

Je trouve cette métaphore très pragmatique .

Une petite définition idoine et utile  :

le métabolisme est l’ensemble des réactions chimiques qui permettent de récupérer l’énergie contenue dans les aliments grâce à l’apport d’oxygène . Métaboliser une émotion demande donc de l’accueillir comme une nourriture et de respirer profondément.

Dès que nous nous comportons de la sorte, la manifestation corporelle de notre émotion s’estompe, son information génère des idées nouvelles dans notre pensée et son énergie devient disponible pour une réponse adaptée à la situation .

La clé est réellement de cohabiter avec son passé et non de l’effacer.

Il faut lui donner une autre place dans notre existence mais cela suppose qu’il va falloir revisiter nos croyances .

Certaines personnes idéalisent trop leurs passés , d’autres le diabolisent . Il faut concrètement trouver un juste milieu avec ces deux pôles extrêmes .

 

 

2 ème étape : IL FAUT DU TEMPS …

  

La deuxième idée est de réaliser qu’il n’ y a pas de guérison rapide , il faut bien souvent du temps face à un traumatisme avec lequel on a cohabité pendant des années.

Encore une fois , si on ne se débarrasse pas du traumatisme au fil des années , il va rester c’est inévitable .

Et paradoxalement , on se rend compte qu’avec le temps , on a tendance à oublier.

Malheureusement , notre cerveau se détériore au fil des années , et on observe qu’il oublie de plus en plus de choses .

Vous me direz , Cyril , pourquoi cette oxymore ?

C’est quand même surprenant , n’est-ce-pas ?

Oui , avec le temps notre cerveau oublie mais bizarrement , on oublie les souvenirs les plus récents tandis que les souvenirs passés , eux restent les plus vivaces , les plus présents .

Comme je le mentionnais en entête de cet article , la mémoire fonctionne beaucoup avec nos émotions .

Effectivement , le rôle de notre mémoire est bienveillant et non le contraire .

En effet , notre mémoire veut nous aider , nous aider à avancer , nous aider à aller de l’avant et non , nous faire souffrir comme on pourrait le penser .

Se souvenir des choses problématiques ou douloureuses est en réalité un cadeau.

L’idée va être de faire un bon usage de la mémoire , de tous ces mauvais souvenirs surtout ceux avec une teneur émotionnellement forte .

Toutes ces choses auxquelles on ne veut pas penser , qui pèsent dans le passé , et qui ont une charge émotionnelle négative palpable dans le Présent .

Qui n’a jamais entendu dans son entourage : 

 » J’ai vécu des choses horribles , je ne veux pas en parler , je ne veux pas y penser , rien que l’idée d’y penser est une terrible souffrance   » . 

Sans nous mentir , on a tous une personne de ce profil autour de nous .

On sent bien que la charge émotionnelle de ce souvenir est d’abord bien là et surtout néfaste dans le présent .

En réalité , cette personne est dans l’incapacité de faire le travail de représentation de ce souvenir , la douleur est intense et beaucoup trop vive , même si cela s’est passé il y a des années en arrière .

Une autre approche va être de pouvoir aller revisiter ce souvenir , d’en parler , de s’en libérer et de délester cette teneur émotionnelle négative présente dans ce souvenir .

Il va falloir l’affronter et surtout arrêter de faire semblant qu’il n’existe pas .

Fuir ou ne pas l’accepter sont deux attitudes à proscrire .

La vie vous mettra à nouveau une situation , un évènement ou une personne devant votre chemin tant que vous n’aurez pas compris ce qu’elle essaie de tout dire .

On peut observer qu’on est prisonnier de son passé de deux manières , c’est-à-dire qu’il y a deux éléments du passé qui jouent un poids prépondérant dans le présent :

      – D’abord , parce qu’il nous a façonné , la répétition de tout un tas d’expériences influencent nos comportements d’aujourd’hui .

En particulier , des éléments liés à des places , à des rôles qu’on occupe dans sa famille.

Parfois se libérer du passé c’est rompre avec sa famille . L’idée est de rompre avec cette histoire certes , mais surtout rompre avec une place , un rôle ou une fonction qu’on occupe au sein de sa famille .

On peut être le bouc-émissaire ou celui qui absorbe toute la culpabilité mais inconsciemment à l’intérieur d’une famille , on occupe une place . Et c’est exactement la chose que l’on craint .

D’être remis à cette même place qu’il y a 10 , 20 ou 30 ans .

On se rend compte qu’il peut y avoir des incompréhensions autour des fêtes de noël .

On retrouve sa famille , à la fois on est heureux et c’est un moment joyeux car on les aime et en même temps , on a peur .

De quoi on a peur ? 

On a peur de se retrouver dans une place où on était lorsqu’on était petit , de se retrouver dans le rôle que le groupe familial nous a donné .

Et parfois , cela peut être difficile à vivre .

La solution est de se libérer de cette place que l’on occupe au sein de sa famille et cela est toujours possible à tout moment de l’existence .

Il faut être dans le lien avec les autres , c’est à dire en transformant le lien plutôt qu’en le rompant .

     -Mais aussi les traumatismes .

Lorsque la mémoire n’est plus la mémoire du passé mais du présent , lorsque nous pensons à certains événements , le malaise nous gagne .

On peut définir un traumatisme comme quelque chose qui fait effraction dans notre psychisme , dans notre monde émotionnel et qu’on n’a pas métabolisé .

En d’autres termes , le travail n’a pas été achevé .

Une précision importante , que j’ai appris en Kinésiologie , est que les traumatismes se transmettent .

Il y a des traumatismes qui se transmettent de génération en génération , parfois à notre insu.

La conséquence sur le présent est dure à comprendre car on répète indéfiniment quelque chose qui remonte à la lignée de génération qui nous précède.

Du coup , c’est beaucoup plus difficile de s’en libérer car on l’ignore .

On est l’objet d’une transmission dont on n’a pas conscience .

Mais ce n’est pas toujours le cas , néanmoins , je trouve cela très utile dans le sens où nombreux et nombreuses d’entre vous , pourrons juste en lisant ces quelques lignes , comprendre certaines choses indicibles , qu’on a jamais su expliquer .

 

 

3 ème étape : CONSULTER UN THÉRAPEUTE  .

 

La troisième idée est qu’il est parfois important d’être accompagné par un thérapeute , peu importe lequel , pour faire ce travail archéologique avec son passé , afin de mieux l’explorer pour comprendre le conditionnement qu’il a mit en place dans le présent .

En ce qui me concerne , j’ai choisi d’aller voir un Kinésiologue il y a maintenant 1 an et demi.

Après quelques séances , je me suis moi-même intéressé à cette pratique libératrice .

Et j’ai commencé un cursus de formation pour être moi aussi Kinésiologue.

Alors qu’est ce que c’est exactement la Kinésiologie ?

Je vous met une description sommaire ici, le but n’étant pas de promouvoir cette thérapie mais sachez qu’un Kinésiologue est très bien armé pour « Crever l’abcès « et se libérer du passé , pour reprendre la métaphore initiale dans cet article.

Il s’agit d’une pratique professionnelle destinée à favoriser un état d’équilibre et de bien-être physique , mental , émotionnel et social .

Le Kinésiologue utilise le test musculaire ( bio feed-back ) afin d’identifier les déséquilibres sur les plans physique , mental , émotionnel et énergétique ainsi que les moyens à utiliser pour les rééquilibrer.

Le Kinésiologue propose alors des outils d’équilibrage prioritaires qui associent des techniques occidentales modernes basées sur les découvertes récentes ( comme le fonctionnement du corps et du cerveau ) à des techniques traditionnelles anciennes , chinoises notamment .

Le Kinésiologue vérifie par la suite que le système musculaire a retrouvé un bon fonctionnement énergétique et que la personne dispose de tout son potentiel et qu’elle peut atteindre les objectifs qu’elle se fixe.

La Kinésiologie est aussi un excellent outil de développement personnel non-négligeable et je ne peux que vous préconiser d’aller voir un Kinésiologue , on en sort grandi .

Il est important que vous ne vous laissiez pas influencer par votre entourage parfois  » Toxique  » , qui est encore enfermé dans le dogme :

« Il va voir un thérapeute , il est taré , il est fou  » .

Protégez vous de cela , n’oubliez pas que vous voulez avancer au fond de vous ,  il n’y a pas de honte à aller voir une personne empathique qui est à l’écoute , et un professionnel comme un Kinésiologue c’est un endroit neutre où on va pleurer , affronter , libérer et lâcher les choses en nous , les choses dans notre corps .

C’est quelque chose qu’on ne fait pas dans notre quotidien que ce soit en famille , entre amis et encore moins seul .

Et ce qui se passe très souvent en séance , en kinésiologie entre autre , c’est de pouvoir achever quelque chose qui est resté inachevé comme toutes ces colères , ces non-dits , ces ressentiments , ces peurs , ces angoisses etc , qu’on a pu avoir vis-à-vis d’un frère aîné , d’un parent ou d’un camarade d’école …

 

Voilà c’est la fin de cette première partie , à très vite pour la deuxième et dernière partie de cet article .

Et vous , quels  sont les  blocages passés qui vous empêchent d’avancer ?

Cyril Juan .